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		<title>Chapitre 4</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 18:33:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chapitre 4]]></category>

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		<description><![CDATA[De Gaulle vient de sortir du bureau de Reynaud. Sur son visage, aucune émotion n’est décelable. Il s’approche d’un homme, un officier de la Marine, qui le suit désormais nuit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif; font-size: medium;"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">De Gaulle vient de sortir du bureau de Reynaud. Sur son visage, aucune émotion n’est décelable. Il s’approche d’un homme, un officier de la Marine, qui le suit désormais nuit et jour. </span></span> </span></p>
<p style="text-align: justify;">
<ul style="text-align: justify;">
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">- Alors Driancourt, comment vont les affaires ?</span></span></p>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">Les affaires c’est l’avancée de la guerre, l’état des troupes, du ravitaillement, les pertes. Celui qui est désormais général depuis peu exige des comptes-rendus précis et d’être tenu informé des moindres mouvements des troupes. </span></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">De Gaulle et Driancourt forme un couple étonnant, aux antipodes l’un de l’autre. L’un est immense et domine les réunions de son mètre 92 quand l’autre est plutôt petit, il affirme mesurer 1m60 ce que d’aucuns pensent être une coquetterie qui lui fait ajouter quelques centimètres à la réalité. On est d’abord ce que l’on laisse à penser aux autres. Le premier est mince, avec une allure vivifiante quoiqu’un peu pataude parfois, quand l’autre est tout en rondeurs et en amortis. Mais de Gaulle a de l’amitié pour ce jeune homme, de trente ans son cadet, dont il a connu le père, lui aussi officier de Marine, et dont son fils, Philippe, qui était l’un de ses camarades de promotion à l&#8217;École navale lui a dit le plus grand bien. De plus, l’enseigne de vaisseau Driancourt est parfaitement bilingue français-anglais, ce qui est pour De Gaulle un véritable atout pour lui qui baragouine quelques mots d’anglais et éprouve des difficultés à saisir ses interlocuteurs à l’accent prononcé. Et puis Driancourt est breton, ce qui pour la suite de l’histoire que prévoit De Gaulle peut représenter un intérêt. Surtout, le général a accordé sa confiance à ce jeune officier. Il existe un pacte entre eux. Un pacte moral à une époque où la valeur de l&#8217;engagement entre deux hommes se mesure à l&#8217;estime qu&#8217;ils se portent et à la grandeur qu&#8217;ils imaginent de l&#8217;être humain. Deux qualités qui ne sauraient se résumer à une simple feuille de papiers contre-signée. </span></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">Dans les couloirs, quand on est certain qu’aucun des deux n’est présent, les plus méprisants les surnomment Laurel et Hardy. La renommée des joyeux drilles américains a passé l’Atlantique. Si le général ignore tout de l’existence de ce surnom, Driancourt, qui sait laisser traîner ses oreilles partout, c’est tout l’art du renseignement, en a surpris une paire à médire dans les couloirs du ministère à Paris. Passant à revers des méprisants, il se planta derrière l’un deux pour lui envoyer le plat de son pied sur les fesses avec toute la force que le joueur de football qu’il était pouvait mettre. Le fessé bascula vers son interlocuteur l’emportant dans sa chute pour atterrir dans un bac à eaux pour chevaux dans lequel ils versèrent avec fracas et beaucoup d’éclaboussures. Avant de partir, Driancourt mit les mains sur les hanches, et d’un air malicieux, qui faisait son charme auprès des femmes, lança : </span></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<ul style="text-align: justify;">
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">- Et hum !</span></span></p>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">
<div style="clear:both;margin-bottom:5px;">
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		<title>Chapitre 3</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 18:29:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chapitre 3]]></category>

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		<description><![CDATA[A Londres, les cuisiniers préparent aussi le repas. L’un des ministres a proposé de mettre au menu des cuisses de grenouille arrosées de sauces à la bière. « C’est très fin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">A Londres, les cuisiniers préparent aussi le repas. L’un des ministres a proposé de mettre au menu des cuisses de grenouille arrosées de sauces à la bière. « C’est très fin sous la langue, et puis quand je pense où cela finit, cela m’arrache toujours un sourire, même quand ma goutte me poursuit », avait commenté ce très francophile britannique. Il aura fallu que le cabinet du Premier ministre intervienne pour que l’idée soit abandonnée pour ne pas gêner l’invité quasi-permanent qui se trouve ici, Jean Monnet. L’homme se débat pour arracher un soutien plus inconditionnel des Anglais à la France. Si Churchill adhère pleinement jusqu’à proposer l’union franco-britannique qui attend la décision française pour aboutir, d’autres ne sont pas du même avis. Lord Halifax, par exemple, le ministre des affaires étrangères, est bien tenté de négocier une paix séparée avec l’Allemagne. Elle aurait le mérite de sauver la vie de milliers d’hommes, peut-être de millions. Tous s’attendent à des attaques massives de l’aviation allemande dont le mythe qui la précède écrase déjà sous son poids les défenses anglaises. Hitler serait prêt, semble-t-il à accorder à l’Angleterre cette paix des braves. Entre lui et la France, c’est une histoire d’honneur. Le petit caporal qu’il était n’avait pas aimé l’humiliation de son pays vingt ans plus tôt à Versailles. Il a juré de se venger. Maintenant qu’il en a les moyens, grâce à un opportunisme politique sans commun, il le réalise. Avec la Grande-Bretagne, son histoire est moins compliquée. Il respecte les Anglais, même s’il s’exaspère de voir la City commandée par les juifs. Surtout, la mise au pas de la France lui suffit d’un point de vue stratégique. Ses regards se dirigent vers l’URSS. Pour cela il a besoin de ses divisions engagées sur le front occidental. </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">A Londres, l’idée a fait son chemin et il a fallu toute la ruse de Churchill pour aboutir à cette révolution constitutionnelle proposée à la France : ne faire de ces deux pays qu’un seul et même pays. Le texte est de ce point de vue d’une clarté printanière. </span></span></p>
<p align="JUSTIFY">
<blockquote>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Garamond, serif;"><em>« À l&#8217;heure de péril où se décide la destinée du monde moderne, les gouvernements de la République Française et du Royaume-Uni font cette déclaration d&#8217;Union indissoluble et proclament leur inébranlable résolution de continuer à défendre la Justice et la Liberté contre l&#8217;asservissement à un régime qui abaisse l&#8217;homme à vivre une vie d&#8217;automate et d&#8217;esclave. Les deux gouvernements déclarent que la France et la Grande-Bretagne ne sont plus désormais deux nations, mais une Union franco-britannique. La Constitution de l&#8217;Union instituera des organes communs, pour la défense et la direction de la politique extérieure. Chaque citoyen français jouira immédiatement de la nationalité britannique, chaque sujet anglais deviendra citoyen français. Les deux pays porteront ensemble la charge de réparer les dévastations de la guerre en quelque point de leur territoire qu&#8217;elles aient eu lieu, et leurs ressources communes serviront également à cette réparation. Pendant la guerre, il n&#8217;y aura qu&#8217;un seul cabinet de guerre et toutes les forces de l&#8217;Angleterre et de la France, sur terre, sur mer et dans les airs, seront placées sous sa direction. Le cabinet gouvernera d&#8217;où il pourra. Les deux Parlements seront formellement associés. Les nations de l&#8217;Empire Britannique forment déjà de nouvelles armées et la France maintiendra ses forces sur terre, sur mer et dans l&#8217;air. L&#8217;Union fait appel aux États-Unis pour qu&#8217;ils renforcent les ressources économiques des Alliés et pour qu&#8217;ils apportent leur puissante aide matérielle à la cause commune. L&#8217;Union concentrera toutes ses énergies contre la puissance de l&#8217;ennemi en quelque lieu que la bataille se poursuive. Et ainsi nous vaincrons. » (cf notes)</em></span></span></p>
</blockquote>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">Pour Churchill, francophile fervent, la défaite française est inconcevable et ne serait en aucun cas annonciatrice du triomphe de la Grande-Bretagne sur son éternel adversaire. Derrière les épaisses volutes de son cigare, qui cachent ses lourdes paupières, ceux qui connaissent bien le Premier ministre anglais peuvent même apercevoir un soupçon d’inquiétude plus prégnant que d’habitude. Sur les épaules de cet homme repose le salut des démocraties européennes et tout porte à croire que la charge est un peu trop grande pour lui. Non pas par une absence de courage, il en a à revendre, et surtout ne s’avoue jamais vaincu. Mais les nouvelles sont mauvaises de partout. La recrudescence des messages cryptés captés par les alliés montrent que l’aviation allemande prépare une offensive d’envergure. Elle se dirige clairement vers la Grande-Bretagne. Or les défenses aériennes du Royaume-Uni ne sont pas encore pleinement installées, et les équipages de la RAF accusent des déficits inquiétants. Les sujets du roi ne le savent pas mais leur pays vacille. En Orient, les Japonais montrent des velléités belliqueuses de plus en plus fortes. L’empire du soleil levant manque de ressources naturelles pour assurer son développement. Il ira bien les chercher quelque part. Et ce quelque part ne peut-être qu’anglais. En Inde, en Australie, en Birmanie… le temps approche où l’Angleterre aura deux fronts majeurs à défendre. Churchill le sait. Comme il sait que dans l’empire, les peuples autochtones, notamment ceux qui ne sont pas d’origines européennes, tonnent et recherchent leur indépendance. Certes les contingents indiens, qui fournissent une quantité d’hommes incroyable, se révèlent fiables, fidèles et bien formés. Mais combien de temps se battront-ils encore pour une mère-patrie qui leur demande beaucoup et leur donne peu. La guerre pacifique menée par Gandhi et ses amis constitue un travail de sape qui supposera qu’un jour une solution soit apportée à ce problème. </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Garamond, serif;">Churchill est en pleine discussion avec Jean Monnet. Si le britannique joue parfois de sa supposée incompréhension de la langue de Molière pour éviter de répondre aux questions qui fâchent, c’est en français qu’il parle en ce moment avec le diplomate. Celui-ci lui répond parfois en anglais, une langue qu’il maîtrise complètement, autant qu’il connaît les subtilités de la civilisation britannique. Derrière ses lunettes rondes, Monnet n’est pas peu fier de son coup. C’est lui qui dans les antichambres du pouvoir a su convaincre le conservateur d’accepter le projet d’union franco-britannique. Car Monnet ne se résout pas à la défaite de son pays et multiplie les démarches pour, sinon l’empêcher, au moins la retarder le plus longtemps possible. Il a travaillé au corps les anglais, dont la plupart sont réticents à l’idée même de discuter cette proposition, sans parler de l’accepter. S’il a su convaincre, c’est en raison de sa proximité avec le maître des lieux avec qui il partage la clairvoyance des grands dirigeants, eux préparent le monde des décennies à venir quand d’autres traitent de la société de l’instant avec toute la médiocrité qui parfois l’accompagne, et surtout en réussissant à montrer les avantages pour les anglais à un tel accord, </span><span style="font-family: Garamond, serif;"><em>win-win</em></span><span style="font-family: Garamond, serif;">, gagnant-gagnant. </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">Alors qu’il referme la porte de la salle de réunions après avoir servi du thé, un domestique entend les propos du Premier ministre sans bien saisir toute leur importance.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY">- Attendre, encore attendre. Quand est-ce que vos dirigeants comprendront que pendant une guerre, on agit d’abord, et on réfléchit ensuite.<img class="alignnone size-medium wp-image-38" title="3" src="http://www.frangleterre.fr/wp-content/uploads/2011/08/3-210x300.png" alt="" width="210" height="300" /></p>
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		<title>Chapitre 2</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 18:24:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chapitre 2]]></category>

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		<description><![CDATA[- Comment ? - Le gouvernement britannique propose à la France une union politique entre nos deux pays. Les modalités précises sont à définir bien sûr, et cela pose un grand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">- Comment ?</span></span></p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">- Le gouvernement britannique propose à la France une union politique entre nos deux pays. Les modalités précises sont à définir bien sûr, et cela pose un grand nombre de problèmes. Mais cela nous permettra de continuer la guerre et de sauver l’honneur. </span></span></p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">- J’imagine difficilement l’unanimité sur cette proposition, De Gaulle. Certains pensent encore que l’anglais est pire que l’allemand. Pour quand veulent-ils une réponse ?</span></span></p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">- Pour quand nous l’aurons. Mais nous ne devrions pas tarder, monsieur le président. Les nouvelles du front ne sont pas bonnes.</span></span></p>
</li>
</ul>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">En effet, dix jours plus tôt, à Dunkerque, les armées franco-britanniques ont reculé et entrepris une évacuation vers l’Angleterre. Entre le port français et la grande île, une noria de navires a permis à 350.000 soldats de traverser la Manche. En arrière-garde, pour retarder l’avancée ennemie, des milliers d&#8217;entre-eux sont morts et 35.000 faits prisonniers. Si les forces franco-britanniques ont réussi à éviter le pire, grâce au courage de leurs marins et de quelques hollandais, belges et polonais, le moral de toutes les troupes est atteint. On ne voit plus très bien ce qui pourrait arrêter les divisions allemandes de Panzers. Les guerres se préparent et se gagnent dans les esprits. La France s’écroule tel un château de cartes, et avec lui la combativité de ses élites. </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">Reynaud se masse le cou. Il souffre encore du voyage de Paris vers Bordeaux sur des routes de campagne non bitumées, balancé au gré des virages et des caprices des amortisseurs. Il est fatigué. L&#8217;ailleurs l&#8217;appelle, lui tend ses bras, l&#8217;embrasse langoureusement. Certes, mais il ne peut compter sur le président de la république, Albert Le Brun, qui a bien du mal à savoir où il habite, et c’est un homme d’honneur, alors il reste avec la fâcheuse tendance à donner raison au dernier qui vient de lui parler. Dans son dos, on le surnomme parfois la girouette, changeant d’avis avec le vent. Mais la tempête est tellement forte qu’il n’a même plus le temps d’avoir des opinions. </span></span></p>
<ul>
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">- Monsieur le Président, il nous faut réagir, tonne De Gaulle.</span></span></p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">- Oui, réagir, bien sûr, dit Reynaud, d’un ton las.</span></span></p>
</li>
</ul>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">A l’horloge, midi va bientôt sonner. On sent déjà le fumet des faisans qui sont au menu du déjeuner. La guerre, ça creuse. Des tranchées parfois, les appétits des puissants bien souvent. Les domestiques préparent les différentes tables pour le repas. Ici, on ne se mélange que peu et bien des préséances subsistent encore. Untel invite le midi, l’autre le soir. On s’habille, se parfume, et même parfois, se courtise. On se tâte l&#8217;ourlet et le feston. Seules les mines dépitées des militaires, qui sentent bien la catastrophe qui s’annonce, rappellent que nous sommes en guerre. Sous ses ors, la République est éternelle. </span></span></p>
<div style="clear:both;margin-bottom:5px;">
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		<title>L&#8217;auteur</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 18:08:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'auteur]]></category>

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		<description><![CDATA[Hier encore j’avais 20 ans”. Cela fait 17 hivers que j’entonnais la chanson de Charles Aznavour en sortant de l’université de Bretagne occidentale où je poursuivais mes études en maîtrise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Hier encore j’avais 20 ans”. Cela fait 17 hivers que j’entonnais la chanson de Charles Aznavour en sortant de l’université de Bretagne occidentale où je poursuivais mes études en maîtrise de sciences économiques pour les rattraper à l’IAE de Rennes en Dess de Marketing. Par curiosité, démangeaison de l’écriture, je suis devenu journaliste. Aujourd’hui, je travaille pour le quotidien économique <a href="http://www.latribune.fr/" target="_blank"><em>La Tribune</em></a> (dont je suis l’un des correspondants en région) et très régulièrement pour le mensuel <a href="http://www.lentreprise.com/" target="_blank"><em>l’Entreprise</em></a>.</p>
<p style="text-align: justify;">En parallèle, je donne des cours de sciences humaines, de marketing et de culture générale dans un institut de préparation sur Brest. J’ai commis un roman policier, avec Arnaud Morvan, en 2000, “Le Pendu de Brest”, qui a connu un beau succès public. Et je m’apprête à récidiver entre deux histoires racontées à mes filles. J’ai fondé ce blog pour transmettre à la fois des connaissances et des opinions, les unes étant la base des autres. “Le passé n’est qu’un préambule”, écrivait Ernest Renan. Soit. Ouvrons alors le plus de pages de vie.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-medium wp-image-22" style="border-style: initial; border-color: initial;" title="PENTAX DIGITAL CAMERA" src="http://www.frangleterre.fr/wp-content/uploads/2011/08/IMGP1535-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Pour me contacter : mon adresse mail :</em><a href="mailto:mcabon@gmail.com">mcabon@gmail.com</a> ou au 06 62 28 31 84<em></em></p>
<p style="text-align: justify;">- Sur Twitter : <a href="http://www.lobbycratie.fr/a-propos/www.twitter.com/LOBBYCRATIE" target="_blank">www.twitter.com/LOBBYCRATIE</a></p>
<p style="text-align: justify;">- sur Skype : mikael.cabon</p>
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		<title>Le pitch</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 17:51:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le pitch]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment deux anciennes nations s&#8217;allient pour en créer une nouvelle Ce site subit encore quelques modifications suite à sa mise en ligne le 27 du mois d&#8217;août 2011. Ce qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="CENTER"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;"><strong>Comment deux anciennes nations s&#8217;allient pour en créer une nouvelle</strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;" align="CENTER"><span style="font-family: Garamond, serif; font-size: small;"><strong>Ce site subit encore quelques modifications suite à sa mise en ligne le 27 du mois d&#8217;août 2011.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;" align="CENTER"><span style="font-family: Garamond, serif; font-size: small;"><strong>Ce qui suit dévoile des moments de l&#8217;intrigue. Le tapuscrit du premier tome est terminé. Il compte 550.000 signes. Seuls les quatre premiers chapitres sont publiés sur ce site. Les éditeurs qui le souhaitent, cela me fait penser à un dicton populaire sur l&#8217;espoir et sur la vie, peuvent prendre<a href="http://www.frangleterre.fr/2011/08/lauteur/" target="_blank"> contact directement avec moi.</a> Les internautes de passage sont encouragés à engager <a href="http://www.frangleterre.fr/2011/08/lauteur/" target="_blank">la conversation</a> également. </strong></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sur l&#8217;auteur. </strong></span></span><span style="font-family: Garamond, serif;">Je suis journaliste en Bretagne (notamment pour les quotidiens </span><span style="font-family: Garamond, serif;"><em>La Croix</em></span><span style="font-family: Garamond, serif;"> et </span><span style="font-family: Garamond, serif;"><em>La Tribune</em></span><span style="font-family: Garamond, serif;">). J&#8217;ai écrit un roman policier sous mon nom intitulé « Le pendu de Brest » (</span><span style="font-family: Garamond, serif;"><em>Editions Alain Bargain &#8211; 2001</em></span><span style="font-family: Garamond, serif;">) qui s&#8217;est vendu à près de 10.000 exemplaires, participé à quelques ouvrages collectifs et prêté ma plume pour des biographies. J&#8217;anime également quelques blogs sur la toile. </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Développement.</strong></span></span><span style="font-family: Garamond, serif;"> La saga « Frangleterre » se traduirait par cinq tomes.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">I. La naissance 1940 </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;"> II. L&#8217;enfance 1945-1968 </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;"> III. L&#8217;adolescence 1968-1991</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;"> IV. L&#8217;âge adulte 1991-2001 </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">V. La période 2001-&#8230;.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Public potentiel.</strong></span></span><span style="font-family: Garamond, serif;">Frangleterre pourrait faire l&#8217;objet d&#8217;une traduction en langue anglaise &#8211; il n&#8217;est pas si fréquent qu&#8217;un Français dise du bien des Britanniques – et toucher les lecteurs férus d&#8217;Histoire, et ils sont nombreux. Des noms de domaine sur le thème de la Frangleterre ont été réservés dans l&#8217;idée d&#8217;animer la communauté de lecteurs du livre.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>En résumé.</strong></span></span><span style="font-family: Garamond, serif;">Juin 1940. Alors que les troupes nazies mettent à mal les armées françaises, Churchill propose à la France de ne faire qu’une avec l’Angleterre. Dans la réalité, le projet est refusé par Paul Reynaud. L’objet du livre est de raconter ce qui se serait passé depuis si l’Union avait été acceptée. Le livre pose également la question de ce qui constitue une nation aujourd&#8217;hui.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Garamond, serif;"><em><strong>La réalité.</strong></em></span><span style="font-family: Garamond, serif;"> En juin 1940, le gouvernement français reçoit, en retraite à Bordeaux, une proposition de Winston Churchill, parrainée par le diplomate français Jean Monnet : l’union de ces deux pays pour n’en former qu’un seul. Churchill qui arrache à son conseil des ministres la possibilité de proposer cet accord de la dernière minute y croit dur comme fer. Les forces françaises rejoindraient les armées britanniques, les habitants seraient citoyens des deux pays, l’Angleterre serait moins seule dans sa guerre contre l’Allemagne. Paul Reynaud reçoit la missive apportée par De Gaulle lui-même, qui soutient l’offre de Churchill. Trop affaibli, celui qui est encore président du conseil pour quelques jours encore, refuse. La suite figure dans nos livres d’histoire : l’arrivée à la tête du gouvernement français du maréchal Pétain, la signature de l’armistice, la défaite de la France, l’occupation puis la reconquête et la victoire des alliés au prix de dizaines de millions de morts, d’une Europe dévastée et qui se découvre la proie des deux nouvelles superpuissances : les USA et l’Union soviétique. </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Garamond, serif;"><em><strong>La fiction.</strong></em></span><span style="font-family: Garamond, serif;"> Et si. Et si, c’est la magie de la littérature uchronique, les choses ne s’étaient pas déroulées ainsi. Et si Paul Reynaud, dans un dernier accès de courage, avait signé cet accord </span><span style="font-family: Garamond, serif;"><em>in extremis</em></span><span style="font-family: Garamond, serif;">. Les Français deviennent Anglais, les Anglais Français. On invente même très vite un nouveau mot pour les désigner : les Franglais et leur pays, la Frangleterre. Bien sûr, au départ, le mariage se consume plus qu’il ne se consomme. Les forces nazies sont puissantes. Et il faudra attendre mai 1945 pour les soldats franglais mettent fin à la domination allemande sur l’Europe avec l’aide des Américains. </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Forme.</strong></span></span><span style="font-family: Garamond, serif;">L’histoire est axée sur Charles De Gaulle, et son aide de camp, fictif, Alexandre Driancourt, 20 ans en 1940, et proche collaborateur du général qu’il accompagne pendant toute cette épopée. Des notes en fin de livre permettent de distinguer le vrai du faux, et le ton est parfois faussement léger, avec des morceaux d&#8217;humour franglish dedans. </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;"><strong>Déclaration (réelle) proposée par Churchill et refusée par Reynaud.</strong></span></span></p>
<p align="JUSTIFY">“<span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Garamond, serif;"><em>The two Governments declare that France and Great Britain shall no longer be two nations but one Fr</em></span><span style="font-family: Garamond, serif;"><em>anco-British Union… Every citizen of France will enjoy immediately citizenship of Great Britain, every British subject will become a citizen of France&#8230; The two Parliaments will be formally associated… The Union will concentrate its whole energy against the power of the enemy no matter where the battle may be. And thus we shall conquer ».</em></span></span></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif; font-size: xx-small;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><br />
</span></strong></span></p>
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		<title>Chapitre 1</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 17:42:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">Sur le tarmac de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, un avion deux hélices hoquète en touchant la piste. Frappé de l’étendard de la Royal Air Force (RAF), il accueille à l’arrière un grand échalas dégingandé, dont deux étoiles égaient l’uniforme. L&#8217;homme n’a pas desserré les mâchoires de tout le voyage. Dans ses mains, une lettre cachetée. L&#8217;apparence banale de l&#8217;enveloppe cache un contenu qui pourrait basculer le sens de l’histoire. </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">L’avion s’arrête. Une voiture s’approche. L&#8217;imposant personnage, suivi d’un homme plus petit perdu dans un uniforme de Marine deux tailles trop grandes, s&#8217;y engouffre. Le véhicule repart immédiatement, sans brusquerie, direction l’hôtel de la préfecture où siège, provisoirement, le gouvernement français. En pleine déshérence, depuis que les forces allemandes enfoncent les lignes de résistance française de l’Est, il s’est installé à Bordeaux, après avoir hésité à se rendre à Quimper. Dans ce grand établissement qui accueille les restes de la République, l’ambiance est délétère. Dans la fumée des cigares, chacun discourt sur la conduite à tenir, interpelle son voisin, s’agace de l’absence de l’un, ou de la présence de l’autre. On se croirait dans une cour de récréation où caquèteraient des enfants désœuvrés. Assis à son bureau, Paul Reynaud observe ces scènes surréalistes. Le matin, l’un de ces hommes est venu lui demander une promotion, il voulait être ministre d&#8217;État, et pas ministre tout court.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY">- Et pourquoi pas ministre tout court, Monsieur ?, l&#8217;interrogea Reynaud.</p>
<p align="JUSTIFY"><span class="Apple-style-span" style="font-family: Garamond, serif; font-size: medium;">- Parce que, voyons, les mérites que j&#8217;ai…</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">Reynaud ne lui avait pas laissé le temps de terminer sa phrase.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY">- Tout court, c’est pourtant ce que vous êtes. Je veux votre démission sur mon bureau à l’heure du déjeuner.</p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">Alors, maintenant il scrute, pour deviner ce qu’ont en tête ces politiciens qu’il connaît trop bien pour appartenir au sérail depuis des années. Que ne ferait-il pas pour être loin d’ici ? Il a tant donné déjà. Président du conseil, ministre des affaires étrangères et de la défense à la fois, en pleine bataille de France. Il aspirait à servir, pas à être usé. C’est pourtant avec lassitude qu’il se lève quand on lui annonce l’arrivée du général De Gaulle, son sous-secrétaire d&#8217;État à la guerre, qui revient d’Angleterre, avec une nouvelle de la première importance. Du moins à en croire Jean Monnet, le diplomate français en charge des relations avec les britanniques lors d&#8217;une conversation tout à l’heure au téléphone, avant que la ligne ne soit une nouvelle fois coupée le laissant discourir dans le vide pendant quelques minutes avant de s’apercevoir que son correspondant n’était plus en ligne. Fichue technique. De son bureau dont les fenêtres ouvrent sur le parc, Reynaud entend puis voit s’approcher la traction qui transporte le général. Un sacré personnage que celui-là pense Reynaud. Il se dégage de lui une aura particulière. Ce n’est pas du charme, Reynaud est plus sensible à celui des femmes, mais peut-être bien du charisme. Il n’est pas courant qu’un chef ait envie de suivre l’un de ses subordonnés. Cela témoigne bien de l’état du pays. Plus personne ne sait suivre qui et des contre-ordres suivent des ordres et parviennent parfois aux soldats avant les seconds. Bref, c’est une débâcle en ordre dispersé qui saisit la France d’effroi tant l’idée de la défaite semblait éloignée du champ des possibles. </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">Quand quelques semaines plutôt, il a nommé De Gaulle sous-secrétaire d&#8217;État à la guerre., alors qu’il le félicitait pour sa nomination, le nouveau ministre lui avait rétorqué « vous me féliciterez quand la France aura gagné la guerre ». C’est peut-être le seul qui y croit encore. Chez les autres, ceux qui couchent dans des draps propres et repassés, mangent avec des couverts en argent et ripaillent toutes dents dehors, quand des millions de français fuient l’avancée allemande et souffrent des stukas qui piquent sur eux en rase-mottes, l’état d’esprit est à la défaite. On se prépare ici et là à une alliance contre-nature entre l&#8217;Allemagne nazie, assoiffée de revanche et de vengeance et son « ennemi héréditaire », la France, universelle, la patrie des libertés qui a oublié en chemin ce qui entretenait sa singularité : l&#8217;universalité des valeurs qu&#8217;elle sous tend. Le teint bronzé, il vient de rentrer de Madrid où il était ambassadeur, Philippe Pétain parle même d’armistice. Il aurait quelques soutiens au sein du Conseil. </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif;"><span style="font-size: medium;">De Gaulle sort de la voiture, droit comme un piquet. Cet homme doit dormir au garde-à vous, pense Reynaud. Le gravier crisse. Il aperçoit la longue enveloppe marron que tient le général dans sa main gauche, ce qui lui laisse la droite pour saluer les quelques officiers qui fument une cigarette sur les escaliers. Dans les couloirs, ses pas résonnent. Ils tapent de plus en plus fort sur le marbre. Il se rapproche. Un huissier l’annonce. Le voilà qui rentre. Sur son visage, un sourire. Dans sa bouche, un espoir. </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Garamond, serif; font-size: x-small;"><br />
</span></p>
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